Bookmakers de premier plan 2026
Il y a des tournois qu’on juge au classement et d’autres qu’on juge à la sensation qu’ils laissent. Celui de la France est des deux côtés à la fois, et c’est bien le problème. Quatrième, battue 6-4 par l’Angleterre dans le match pour la troisième place le 18 juillet — et pourtant repartie avec le Soulier d’Or, le record de passes décisives d’une Coupe du Monde et le record absolu de buts en carrière dans la compétition. Le 18 juillet était aussi le dernier match de Didier Deschamps après quatorze ans. Je prends le temps de trier tout ça. Données arrêtées au 20 juillet 2026.

- La France termine 4e du Mondial 2026 : demi-finale perdue 2-0 contre l’Espagne, puis 6-4 contre l’Angleterre.
- Le 18 juillet était le dernier match de Didier Deschamps au terme de quatorze années de mandat.
- Zinédine Zidane est présenté comme le successeur attendu — aucune nomination n’est actée à ce jour.
- Malgré la 4e place : Soulier d’Or de Mbappé (10 buts), 7 passes décisives d’Olise, record d’une seule Coupe du Monde.
- Mbappé repart aussi avec le Ballon de Bronze et 22 buts en Coupe du Monde, nouveau record absolu.
Quatorze ans, et une sortie qui ressemble au reste
Le scénario est presque trop cohérent. La France sort en demi-finale contre l’Espagne sur un 2-0 sec — la même Espagne qui n’a concédé qu’un seul but de tout son tournoi — puis encaisse six buts dans le match pour la troisième place. Une élimination par un mur, puis une déroute dans un match sans enjeu. C’est un tournoi qui se termine deux fois, et mal les deux fois.
Que le 18 juillet ait été le dernier match de Deschamps après quatorze ans ajoute une couche que je ne peux pas ignorer en tant que chroniqueur : on ne referme pas une ère aussi longue sur un 6-4. Mais je me méfie de la tentation de juger un mandat entier sur sa dernière soirée. La fiche des Bleus reste sur France, et la mise en perspective historique sur Favoris historiques du Mondial.
La France la plus dotée individuellement de ce Mondial — et quatrième
Voilà le paradoxe que je trouve le plus instructif du tournoi, tous pays confondus. Regardez ce que cette sélection a produit :
| Distinction | Joueur | Chiffre |
|---|---|---|
| Soulier d’Or | Kylian Mbappé | 10 buts |
| Ballon de Bronze | Kylian Mbappé | 3e du classement du meilleur joueur |
| Record de passes décisives sur une édition | Michael Olise | 7 |
| Buteur du top 5 | Ousmane Dembélé | 6 buts |
Un meilleur buteur, un meilleur passeur record, un troisième homme du tournoi, un attaquant à six buts — et une quatrième place. Aucune autre sélection n’a autant gagné individuellement en perdant autant collectivement.
Mbappé, lui, sort de ce Mondial avec le record absolu de buts en Coupe du Monde — 22 en 22 matches — et le statut de premier joueur à remporter le Soulier d’Or sur deux Coupes du Monde consécutives (8 en 2022, 10 en 2026). Le détail du palmarès est dans mon dossier sur les trophées individuels.
Zidane : la succession attendue, pas encore la succession actée
Je vais être précis, parce que c’est le genre de sujet où la rumeur se transforme vite en information. Zinédine Zidane est présenté comme le successeur attendu de Deschamps. C’est une attente très largement relayée, pas une nomination officielle, et je l’écris comme tel : à ce jour, rien n’est acté dans les faits vérifiés.
Ce que je peux dire, en revanche, c’est ce que change une succession de ce type pour la lecture d’une sélection. Un changement de sélectionneur, sur une équipe qui vient de finir quatrième avec le meilleur buteur du monde dans ses rangs, ne modifie pas le matériau — il modifie le rendement attendu du matériau. Et le marché, lui, met toujours plusieurs mois à repricer ça.
Mes notes du tournoi français
- Kylian Mbappé — Note : 9/10. Soulier d’Or, Ballon de Bronze, record all-time. On ne peut rien lui reprocher de ce qu’il contrôlait.
- Michael Olise — Note : 9/10. Sept passes décisives, record d’une édition. Le joueur français le plus sous-cité de ce tournoi, et de loin.
- Ousmane Dembélé — Note : 7.5/10. Six buts sur le tournoi : un rendement de haut niveau qui n’a pas suffi.
- La demi-finale — Note : 4/10. Zéro but contre l’Espagne. On ne gagne pas une Coupe du Monde en ne marquant pas dans le dernier carré.
- Le match pour la 3e place — Note : 3/10. Quatre buts marqués, six encaissés, dans le dernier match d’un sélectionneur. Une sortie indigne du reste.
- Le tournoi français dans son ensemble — Note : 6/10. Quatrième d’un Mondial à 48, c’est correct. Avec cet effectif, ce n’est pas satisfaisant.
Ce que j’en fais comme parieur
Mon analyse est simple et elle vaut au-delà du cas français : on continue de coter la France sur ses individualités, alors que ses deux dernières sorties de ce tournoi ont été décidées par le collectif d’en face. L’Espagne n’a pas gagné la demi-finale avec un joueur, elle l’a gagnée avec une structure — un seul but encaissé sur huit matches.
Concrètement, pour les prochaines campagnes :
- Sur les marchés individuels, la France reste une mine. Buteurs, passeurs, récompenses : cet effectif produit des chiffres même dans la défaite, et le marché du Soulier d’Or l’a montré — Mbappé était à 1.04 à la clôture, c’est-à-dire une quasi-certitude, dans une équipe qui a fini quatrième.
- Sur les marchés collectifs, méfiance en phase finale. Tant que la succession n’est pas installée et éprouvée, je réévalue les Bleus à la baisse d’un cran sur les tours couperets, pas sur les qualifications.
- Note confiance sur cette lecture : 7.5/10.
Ma méthode complète est sur Guide des paris Mondial, le suivi du marché des buteurs sur Meilleur buteur Mondial 2026, et mon récit du 6-4 ici : Angleterre 6-4 France.
Mon Verdict
Mon verdict : cette France a perdu un tournoi qu’elle n’a jamais vraiment joué en équipe. Elle a fourni le meilleur buteur, le meilleur passeur d’une édition et le troisième meilleur joueur du monde selon le vote — et elle a été battue par une sélection espagnole qui n’a fourni aucun buteur dans les cinq premiers du classement. C’est la démonstration la plus nette du tournoi que le football se gagne par la structure, pas par l’addition des noms.
Mon conseil pour la suite : ne pariez pas la nouvelle ère avant d’avoir vu deux campagnes. Un nom prestigieux sur un banc fait bouger les cotes bien avant de faire bouger les résultats, et c’est précisément là que le marché devient cher. Note valeur du conseil : 8/10.
En Belgique, seuls les opérateurs titulaires d’une licence F1+ délivrée par la Commission des jeux de hasard sont autorisés — Boomerang Bet, BillyBets, WinRolla ou Rabona proposent leurs marchés en euros, réservés aux 21 ans et plus.
Résultats, records et cotes de clôture arrêtés au 20 juillet 2026. Les notes et opinions sont miennes. Paris réservés aux 21 ans et plus — jouez avec modération.